Analyse de dossiers sinistres
Analysez automatiquement les dossiers sinistres, vérifiez leur complétude et identifiez les incohérences ou points sensibles.
Un dossier sinistre, plusieurs formats, aucun ordre commun
Un dossier sinistre assemble un constat amiable rempli à la main, un rapport d’expertise reçu en PDF scanné (pas toujours dans le même ordre d’un expert à l’autre), des photos prises sur le lieu du sinistre et des échanges par email avec l’assuré. Le gestionnaire qui doit statuer sur l’indemnisation reconstitue seul la chronologie des faits à partir de ces pièces disparates, souvent sur plusieurs dizaines de dossiers ouverts en parallèle.
L’alerte qui noie l’alerte
Nous constatons qu’un système qui se contente de signaler toute variation entre les pièces produit vite plus d’alertes que le gestionnaire ne peut en traiter : une date de courrier différente d’un jour, une adresse mal orthographiée, chaque écart déclenche un signal. Le gestionnaire apprend alors à ignorer les alertes plutôt qu’à les trier, et l’incohérence qui comptait vraiment (un montant de réparation qui ne correspond à aucune facture jointe) se perd dans le bruit des faux positifs.
Ce que la numérisation doit garantir avant tout
Nous ne lançons ce projet que si les documents arrivent dans un état exploitable par une extraction automatique : du texte numérique ou un scan de qualité suffisante, pas une photo de constat prise au téléphone et à peine lisible. Nous demandons aussi qu’une personne, côté gestion des risques ou juridique, ait défini ce qui constitue une incohérence méritant un signalement, pour éviter que le système ne remonte que des écarts sans conséquence. Sur un faible volume de dossiers, nous déconseillons la mise en place.
La décision d’indemnisation reste chez l’expert
Nous reconstituons la chronologie du dossier, extrayons les montants et les pièces jointes, et signalons les pièces manquantes ainsi que les écarts jugés significatifs selon les règles fixées avec l’assureur. La décision d’indemnisation, et l’appréciation des cas ambigus ou potentiellement frauduleux, reste entre les mains de l’expert ou du gestionnaire, qui dispose désormais d’une synthèse pour arbitrer plus vite.