Analyse des non-conformités terrain
Identifiez, analysez et priorisez les non-conformités terrain à partir des rapports, photos et observations opérationnelles.
Une non-conformité de chantier arrive rarement sous une forme propre : photo prise au téléphone, formulaire papier photographié, ou trois lignes tapées à la hâte dans un rapport de fin de journée.
Nous construisons des pipelines qui extraient le type d’écart, la zone et une estimation de gravité, pour que le responsable HSE choisisse en connaissance de cause ce qui remonte en comité.
Le rapport du sous-traitant, en PDF scanné
Sur un chantier, une non-conformité existe rarement sous une forme propre. Elle arrive en photo prise au téléphone, en formulaire papier photographié, ou en trois lignes tapées à la hâte dans un rapport de fin de journée, parfois rédigées par un intérimaire qui ne connaît pas les codes internes. Le responsable HSE recompile chaque semaine ces sources disparates en un tableau avant la réunion de suivi, en retapant à la main ce qui n’est pas déjà dans un format exploitable.
Le pilote fonctionne bien sur les rapports propres
Une démonstration tourne toujours sur les meilleurs rapports du site : ceux qui suivent le gabarit, rédigés par un chargé d’affaires rigoureux. En production, le même modèle rencontre des formulaires remplis au crayon, des abréviations propres à un sous-traitant, des photos sans légende. La qualité de classification chute, et les équipes reprennent l’habitude de tout relire elles-mêmes. Au-delà de la perte de temps, une non-conformité grave mal classée, noyée parmi des doublons ou des faux positifs, peut rester sans suite plus longtemps qu’avec le tableau Excel d’origine.
Une condition simple, souvent oubliée
Le projet vaut la peine seulement si un minimum d’informations est systématiquement renseigné : lieu, date, nature de l’écart, même en texte libre. Sans cette base, le modèle devine plus qu’il ne classe. Il faut aussi un responsable qualité ou HSE nommé pour trancher les cas ambigus, et un accord préalable sur les typologies de gravité retenues, faute de quoi les catégories dérivent après quelques semaines et chaque site finit par inventer les siennes.
Du signalement à la décision d’escalade
Nous construisons un traitement qui lit les rapports et les photos, en extrait le type d’écart, la zone et une estimation de gravité, puis regroupe les récurrences par site ou par lot. Le responsable HSE reçoit une liste triée par gravité et par zone. Il décide quelles non-conformités présenter au comité de direction du projet. Les cas trop incertains pour être classés sont signalés comme tels plutôt que rangés par défaut dans une catégorie mineure.